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Recueil de cours en Kinésitherapie : CINESIOLOGIE
 
Aide Mémoire cours de Cinesiologie :

CINESIOLOGIE EQUILIBRE DU BASSIN

1) dans le plan frontal

1.1 En station bipodale

Le bassin repose sur les deux têtes fémorales.
L'ensemble peut être considéré comme stable.

Il existe des ajustements posturaux des ADD et des ABD.

1.2. En station unipodale.

Le bassin ne repose plus que sur une tête fémorale.
Le bassin a tendance à chuter du côté contro-latéral.

On va faire travailler les ABD et le moyen fessier du côté homo-latéral.
L'équilibrage du bras de levier gravitaire se fera par un haubanage musculaire homo-latéral : c'est la balance de Pauwels.

Donc pour maintenir le bassin horizontal, les ABD (et le moyen fessier) doivent développer une force de trois fois le poids du corps. (moins le poids du membre portant)

La morphologie osseuse joue un rôle important car plus le col fémoral est vertical (coxa-valga), plus le bras de levier du moyen fessier diminuera, ce qui entraînera une augmentation du travail musculaire du moyen fessier.
Donc les contraintes seront plus importantes au niveau de l'acétabulum.

2) Le plan sagittal

La ligne de gravité passe un peu en arrière de la coxo-fémorale, ce qui entraîne une légère extension du bassin sur le fémur (rétroversion).

Ainsi nous venons nous caler sur la tension du ligament de Bertin, et sur le muscle ilio-psoas.

L'ajustement postural dans le plan antéro-postérieur se fait grâce aux muscles longs : le droit fémoral (en avant) et les ischio-jambiers (en arrière).

Les ajustements fins au niveau du bassin sont assurés par les muscles pelvi-trochantériens, situés autour du col.
-L'obturateur interne est antéverseur.
-Le muscle piriforme et l'obturateur externe sont rétro-verseurs.

3) Le plan transversal

En appui unipodal, la stabilité du bassin est le fait de l'équilibrage des forces rotatoires lors du pas pelvien.



Les contraintes au niveau de la coxo-fémorale.

1) Pauwels
C'est un calcul mathématique sur radiographie.

-Ce n'est pas réel, cela entraîne des contraintes de force majorées.
-C'est un calcul en statique et non en dynamique.

Le résultat de Pauwels :
Poids sur la hanche : R = 4P (en unipodal)
2) Rydell

Il a fait une étude in situ (dans l'organisme) avec des capteurs de pression au niveau d'une prothèse de hanche.

Les valeurs :
en appui unipodal : R=2,5 P

en appui contact : R=1/8 P (pied au sol en demi-pointe, c'est un appui partiel), c'est le poids du membre inférieur.
-Puis le pied va quitter le sol (la marche) : R=1/3 P, il y a contraction des fléchisseurs.

Lors de la course (unipodal) : R=4,5 P
Monter les escaliers : 4 à 7 P

La position la moins contraignante :
en décubitus dorsal, demi-assis, hanche en demi-flexion (pas de contraction), R proche de 0.


3) Les cannes (béquilles)

-Si canne en contro-latéral : 50% du poids du corps sur la hanche.

-Si canne en homo-latéral : 20 ou 25% de soulagement.

-Position du patient en décubitus dorsal, élévation jambes tendues : R=1,5P

-Position en patient en contro-latéral, élévation latérale (ABD) : R=1P

Les contractions induisent des impactions musculaires.


 
 
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