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PHYSIOLOGIE DES ACTIVITES SPORTIVES


Les effets circulatoires et respiratoires disparaissent vite. Il suffit d’être alité pendant une semaine pour perdre 6 ou 7 % de la VO2max. Cela diminue la charge en hémoglobine. Le volume plasmatique baisse en deux jours. La fréquence cardiaque maximale s’élève de 5 % en 10 jours de dés entraînement. Le gain est totalement perdu en sept semaines de non-activité. Les bénéfices de l’entraînement ne durent que si l’entraînement continue.

PHYSIOLOGIE DES ACTIVITES PHYSIQUES

I.    La réponse circulatoire à l’exercice :
Les volumes :
V = volume de gaz
Vt = Volume courant (tidal volum)
Capacité : c’est la somme de deux ou plusieurs volumes.
VRI = Volume de réserve inspiratoire
VRE = volume de réserve expiratoire
Vt = Volume courant
Vr = Volume résiduel
Vd  = volume mort (dead volum) : reste dans les voies aériennes de combustion.
VA = Volume alvéolaire
V.E = Ventilation

Les fractions :
F : Fraction d’un gaz dans un mélange gazeux
Fi02 = Fraction d’oxygène inspiré

Les pressions :
P = Pression globale ou partielle.
Pam  = Pression ambiante.
PiO2 = Pression d’oxygène dans l’air inspiré.
PaO2 = Pression artérielle d’oxygène.

Les volumes et débits :
Q = Volume de liquide (sang quand ce n’est pas précisé)
Q. = Débit sanguin.
Q =  Débit cardiaque.
V. O2 = consommation d’oxygène en STPD
V.CO2  = débit de CO2 rejeté à l’extérieur.

Les contenus :
C = Contenu d’un gaz dans le sang ou concentration. 
CaO2 : contenu artériel en oxygène.
v = Sang veineux.
v barre = Sang veineux dans l’artère pulmonaire.
CcCO2 = contenu de gaz carbonique dans le sang capillaire.
CaO2 – Cv barre O2 = C(a – v barre) 02.

La saturation :
SaO2 = Saturation (sans dimension) artériel en oxygène : correspond à C

Les transferts :
T = transfert.
TLO2 = transfert de l’oxygène au niveau du poumon.

Les diffusions :
D = Diffusion.
DLO2 = diffusion d’oxygène dans le poumon.
DLO2 est une conductance.

Rappel :
Retenir l’ATP (ambiant en température et en pression).
L’air dans le poumon se réchauffe, se dilate et s’humidifie. Les conditions dans le poumon ne sont plus les mêmes que dans le milieu extérieur.

BTPS : body température ambiant saturé. 
STPD : L’oxygène est exprimé Standart de température pression (760 mm) déshydraté


A.    Le debit cardiaque :
Au repos, notre consommation en oxygène est ¼ l/min. Au repos, le débit cardiaque est de 5 litre * minute – 1 . La relation débit cardiaque, consommation en oxygène est linéaire. Le débit peut être de 22,5 voire 30 litres * minute – 1 pour un sujet entraîné.
-    1er facteur : le débit cardiaque augmente à peu près linéairement avec la puissance, équation : Q. (l / mn) = 6,1 V02  3,4
-    2ème facteur de variation : l’entraînement : c’est le principal facteur de variation à long terme. A court terme, la puissance exercée est le principal facteur de variations.
-    3ème facteur : la position par rapport à l’axe de gravité est un facteur de variations. En position debout, le débit cardiaque est moindre. La consommation en position debout demande plus d’oxygène à cause notamment des muscles graviteras. Sur un même exercice, en position allongée, la demande sera moindre en énergie.
-    4ème facteur : la qualité d’ambiance, c’est-à-dire l’altitude de laquelle résulte l’hypoxie (manque d’oxygène) la température, l’humidité. Le débit cardiaque est plus élevé en altitude. Quand la température ambiante s’élève, c’est défavorable. A même puissance, le débit cardiaque est plus élevé car l’excédent calorique a des difficultés à la déperdition de vapeurs d’eau. L’humidité relative l’est également ; à chaque température, il existe une pression saturante de vapeur d’eau. Dans le poumon, elle est de 47 tors. On dit à cette température que l’humidité relative est à 100 %.

Le cumul de l’hypoxie, la chaleur et l’humidité relative très élevée créent un facteur négatif de facteurs environnants.

1.    Evolution du débit cardiaque :
Si la charge est supérieure à celle que le sujet peut supporter à l’état stable, le débit cardiaque augmente et le sujet arrête progressivement.
Si c’est le cas d’un exercice à rythme croissant, le débit cardiaque va augmenter au fur et à mesure que la fréquence de l’exercice augmente.
Q. = QS * fc

volume systolique        fréquence cardiaque

2.    La fréquence cardiqaque :
La fréquence cardiaque (fc) augmente à l’exercice :
Les facteurs de variations sont toujours les mêmes. Le principal facteur est la puissance. On s’aperçoit que la fréquence cardiaque augmente linéairement par rapport à la puissance proposée. Ceci est dans le cas d’une puissance en rampe. Le maximum de la fréquence est déterminée en fonction de l’âge, en fonction des facteurs environnants, de l’entraînement.
Selon l’âge, l’équation établie est : 210 – 65 % de l’âge en année.

Les disciplines d’endurance font diminuer la fréquence cardiaque.
Le principal facteur à court terme qui modifie la fréquence est la puissance.
A long terme, le principal facteur de variations est l’entraînement qui permet une bradycardie d’exercice. Moins la fréquence cardiaque monte, plus l’individu est apte à développer un exercice de puissance supérieure.

PMA : Puissance Maximale Autorisée = VO2max = VO2 lactatémir à 9 voir 11 ml/l.
PMT : Puissance Maximale Tolérée : puissance la plus élevée que l’on puisse supporter pendant 30 secondes
PMS : Puissance maximale supportée : à l’état stable.

Trois cycles de dépenses énergétiques :
-    Aérobie
-    Anaérobie lactique.
-    Anaérobie alactique.
En même temps que l’entraînement agit sur la bradycardie, il agit aussi sur la fréquence cardiaque maximale.

Autre facteur de variation de la fréquence cardiaque, il s’agit de l’équilibre acido-basique et en réponse à une même charge, deux sujets peuvent développer une acidose métabolique différente (baisse du pH), et le plus apte est celui qui développe la moindre acidose métabolique. Les valeurs normales du pH artériel sont comprises entre 7,38 et 7,42. Ce sont les valeurs normales du pH artériel au repos.

3.    Les modalités de ‘l’exercice et le rythme de travail :
Pour une même charge, la fréquence cardiaque s’élève moins quand le volume musculaire impliqué est plus important.

La fréquence des mouvements est également très importante, c’est-à-dire que le rendement est plus important selon un certain rythme.
Quand le rendement diminue, il faut dépenser plus pour obtenir le même travail. Une partie de l’énergie dépensée est perdue sous forme de chaleur.
Quand le rendement est de 20 % , cela veut dire qu’il y a 20 % de travail externe de fourni et les 80 % sont des pertes énergétiques.

L’alternance «travail repos» intervient aussi sur la fréquence.
A même travail, la fatigue apparaît plus tard quand les temps de «travail repos» sont moins longs (2 * 5 minutes de travail et 7,5 minutes de repos ou 5 * 2 minutes de travail et 3 minutes de repos).

Au niveau de l’âge, la fréquence cardiaque s’élève plus pour une même puissance chez les personnes âgées.

Rythme circadien :
C’est l’alternance du jour et de la nuit. Toutes les fréquences sont plus basses à trois heures du matin et toutes les fréquences cardiaques sont plus élevées à quinze heures. Ceci s’inverse chez les gens qui travaillent la nuit.

Les exercices peuvent se classer selon les matériels disponibles (ergo cycle, marche de 50 ou 33 cm, métronome,..).  Nous pouvons donc faire du contrôle avec relativement peu de matériel. Nous pouvons faire des exercices à charges croissantes et à charges constantes. Il existe différents protocoles pour les charges croissantes (augmentation de 30 Watts toutes les trois minutes au niveau des cardiologues). Nous allons dans ce cas jusqu’à l’arrêt par épuisement. Cela sert à calculer le quotient respiratoire juste à la fin de l’épreuve

QR = V. CO2 / V. O2.

Les tests sont répertoriés en fonction de la fréquence cardiaque au cours de l’exercice et après l’exercice. Le test d’ASTRAND est un test qui dure. Nous infligeons une charge musculaire qui dure six minutes et nous mesurons la fréquence cardiaque dans la sixième et dernière minute. 

Le volume d’éjection systolique à l’exercice :
C’est le volume de sang éjecté par chaque ventricule au cours de la systole (contraction). Les valeurs habituelles sont de 70 à 90 chez l’homme et 60 à 70 chez la femme.
Les facteurs de variations à court et long terme du volume d’éjection systolique sont la puissance (court terme) Il peut atteindre 200 ml chez les sportifs de haut niveau, les facteurs environnants…


Il est plus avantageux pour le cœur d’assurer une fréquence cardiaque moins élevée et un débit d’éjection systolique plus intense. Au repos, le volume d’éjection systolique est plus élevé en position allongée. La fréquence augmente dès que nous nous levons.
L’endurance est l'aptitude à supporter une charge élevée pendant un temps prolongé (exemple 85 % de VO2max). 

Les mécanismes d’accroissement d’éjection du volume systolique (mécanisme de STARLING) ; en diastole, le ventricule reçoit davantage de sang. Chez les sportifs, ce mécanisme n’intervient guère. Le volume télé diastolique (en fin de remplissage) n’augmente pas. Le volume des cavités cardiaques se vident mieux. Le résidu post-systolique (volume télé diastolique t le volume d’éjection systolique) est le volume de sang qui reste dans la cavité ventriculaire en fin de contraction. Ce résidu devient extrêmement petit chez les athlètes de haut niveau. Ceci est dû à une excellente contractilité myocardique. Le cœur se contracte très vigoureusement, éjecte pratiquement tout le sang en télé diastole et il ne reste presque plus de sang dans la cavité ventriculaire ensuite.


II.    Les modifications de la circulation périphérique :

Quand nous commençons un exercice, la vitesse circulatoire augmente malgré la mise en jeu de la compliance vasculaire ; ceci signifie que les vaisseaux contiennent dans leur paroi des fibres élastiques. Le débit augmente beaucoup plus que la compliance. Si le débit cardiaque augmente, le retour veineux augmente aussi. La pression est basse dans les veines. Le sang ne circule pas plus lentement que dans les artères. Les ventricules fonctionnent en série.

Trois mécanismes assurent le retour veineux :
-    Les contractions musculaires
-    Les veino-constrictions. L’accroissement de la ventilation à l’exercice : quand la ventilation à l’exercice augmente, la pression devient d’avantage négative, ce qui aspire le sang qui revient au cœur droit.


A.    Redistribution des circulations locales :
Deux territoires augmentent leur perfusion : d’une part les muscles au travail par vasodilatation et les muscles qui restent au repos diminuent leur perfusion par vasoconstriction. A l’exercice, il y a un recrutement de capillaires au repos. Dans le passage du repos à l’exercice, le débit augmente et la résistance baisse bien que la pression monte. La pression monte moins que le débit. Les muscles impliqués dans l’exercice augmentent leur perfusion et ceux qui restent au repos diminuent leur perfusion. La musculature striée squelettiques se contente de 15 à 20 % du débit cardiaque au repos alors que chez un individu de 70 kilos, musculature striée squelettique tient une part d’un tiers du de la masse du sujet. Dans le passage du repos à l’exercice, la concentration dans le sang capillaire dans l’oxygène diminue dans le passage du repos à l’exercice, et parallèlement, la saturation diminue elle aussi dans les mêmes proportions dans le passage du repos à l’exercice.  Cette concentration diminue aussi dans les sangs efférents. A la sortie, nous trouvons un contenu de sang veineux mêlé diminué et une saturation du sang veineux mêlé diminuée.

Le myocarde augmente sa perfusion à l’exercice. Pour satisfaire la demande des muscles striés et squelettiques, la perfusion du myocarde est indispensable.

La peau : au début de l’exercice, il y a vasoconstriction puis vasodilatation qui y fait suite.. Il y a vasoconstriction à cause de la demande des muscles et du myocarde. Il y a ensuite vasodilatation à cause de l’augmentation de la chaleur en dilatant les veines superficielles.

Les territoires à perfusion inchangée sont les centres nerveux.
La circulation hépato-splenchnique et la circulation rénale sont des circulations qui diminuent. 90 % du débit cardiaque est alors accordé à la musculature striée.

B.    La circulation pulmonaire :
Nous prenons l’adulte normale en référence. C’est une circulation à basse pression. La pression systolique dans l’artère pulmonaire est beaucoup plus élevée qu’à gauche. Les pressions systoliques sont beaucoup moins élevées à droite qu’à gauche. Le ventricule droit est donc beaucoup moins musclé que le gauche. C’est une circulation qui est fortement influencée par la pesanteur.

Quand le débit cardiaque augmente, les pressions systoliques montent ; il faut donc recruter dans les régions qui étaient au repos pendant le temps de repos. La circulation du poumon est fortement influencée par la pesanteur. L’élargissement des lits pulmonaires permet de diminuer la pression.

III.    La réponse ventilatoire à l’exercice :

En situation de référence, en position debout ou assise, il existe une distribution régionale de la ventilation et de la perfusion.

Il y a trois diamètres thoraciques :
-    Vertical
-    Transversal
-    Antéro-postérieur.

L’expansion volumique est plus importante aux bases. Il y a donc des inégalités régionales au niveau de la ventilation. En même temps, il existe une distribution verticale de la circulation. En repos, les bases représentent les zones les plus perfusées et les plus ventilées. A ce sujet, le rapport « ventilation – perfusion » est très important. Les hypxémies sont les hypoxies du sang artériel. La pression artérielle en oxygène est trop basse par conséquent. Pour parler d’hypoxémie, il faut donc considérer l’âge du sujet. La ventilation est plus faible dans les bases que la perfusion. Le rapport n’est donc pas élevé. Dans les sommets, les rapports sont inversés.

A.    La ventilation et l’exercice :
Le principal facteur à court terme est une nouvelle fois la puissance.

B.    L’aptitude et l’entrainement :
L’accroissement d’aptitude se traduit par la réduction de la ventilation pour une même charge sub maximale. L’autre effet est d’augmenter la ventilation maximale. D’autre facteurs de variations interviennent moins. La ventilation est plus élevées si la masse musculaire est forte. L’âge est un autre facteur de variation. Pour une charge sub maximale, la ventilation maximale diminue. Les individus perdent 16 % entre 16 ans et 35 ans.

Le biotype : les obèses ventilent plus pour une même charge. Les facteurs psychologiques influent aussi sur la ventilation. La température et l’humidité interviennent aussi. La ventilation est plus importante en condition chaude et humide. La ventilation est plus importante en altitude qu'au niveau de la mer.

Avant de faire l’exercice, le ventilation nourrit le cerveau ;Pendant l’exercice, la ventilation monte jusqu’à l’arrêt par épuisement.  Nous avons donc à l’état stable une puissance maximale supportée (PMS). Chaque individu a donc sa propre PMS à un certain âge de sa vie. Chez les sédentaires, la PMS correspond aux deux tiers de la VO2 max. L’entraînement élève plus la PMS que VO2max. C’est plus intéressant de voir ce que l’on est capable d faire à l’état stable. Il faut aussi pouvoir supporter une puissance élevée à l’état stable. Nous parlons aujourd’hui beaucoup de seuil aérobie.
Le point de côté est une douleur intense thoracique basse au début de l’exercice que l’on attribue à une hypoxie des muscles respiratoires. Le débit est insuffisant par rapport aux besoins.

C.    Consommation d’oxygène et exercices :
Au repos, notre consommation est de l’ordre de un quart de litre par minute. Les muscles musculaires sont peu exigeants au repos. 30 kilos de muscles vont donc consommer 60 millilitres par minute.
Lorsque l’on fait un exercice à charge croissante, la VO2  augmente. Cette consommation d’oxygène augmente de 20 millilitres par minutes à chaque fois que l’intensité augmente de 20 watts au cyclo ergomètre jusqu’à un plateau horizontal. Le principal facteur de variations à court terme est la puissance.

L’hérédité intervient au niveau de la VO2max Un entraînement en endurance peut augmenter de 10 ou 20 % la VO2 max  de départ. L’altitude, l’hypoxie, la température, l’humidité, ne change rien à ce niveau-là. Cela ne veut pas dire cependant que l’exercice n’est pas plus pénible à réaliser.

Trois mécanismes permettent d’augmenter la VO2max.
-    Versant sanguin
-    Accroissement du débit cardiaque
-    Accroissement de la différence artério-veineuse en oxygène.

Les facteurs limitant la VO2  sont les masses musculaires, le cœur, les facteurs circulatoires locaux dans les exercices qui mettent en jeu les faibles masses musculaires, les facteurs de nature nerveuse et centrale, les facteurs psychologiques  et l’hérédité.

VO2 max  et entrainement physique :
L’entraînement en endurance augmente l’intensité de la VO2max  dans des proportions variables. Cela dépend des modalités de l’entraînement et de la fréquence des entraînements dans la semaine. Cela dépend aussi de la génétique du sujet. L’endurance augmente le débit cardiaque maximal. L’organisme répond au même entraînement que celui qui est fait au départ. Ceci signifie que si nous devenons sédentaire, nous restons sédentaire.

VO2 max  et circonstances atténuées à l’entrainement :
C’est le cas de la grossesse par exemple et la croissance. Il y a une période importante entre 11 et 16 ans de manière à développer les capacités physiques.

VO2 max et héridité:
Cela concerne l’étude faite sur des vrais jumeaux et des individus pris au hasard  dans la population.

Cout énergétique de la ventilation :
Le coût énergétiques des muscles ventilatoires est faible. La consommation en oxygène devient très importante pour les muscles respiratoires dans le cas d’exercices exhaustifs.

Le seuil de la dyspnée correspond à un stade où la ventilation devient inconfortable. Cela correspond au tiers de la ventilation minute (Vnm).

La limitation des performances ne vient pas de la limite de la ventilation.
L’entraînement réduit le coût énergétique de la ventilation.

L’usage de la cigarette :
L’usage de la cigarette augmente la résistance aérienne. Si la résistance aérienne augmente, le coût énergétique ventilatoire est augmenté. Cela limite donc les performances. .

L’élimination du CO2 :
Le quotient respiratoire est le rapport de VCO2  / VO2. Il est influencé par l’alimentation (glucides, lipides et glucides). Notre repos en occidental est entre 0,8 et 0,85. Il est influence par la puissance développée. A 0,7, le quotient respiratoire ne concerne que la consommation des lipides. A 1, cela concerne la consommation de glucides.


IV.    Les échanges gazeux à l’exercice :

A.    Le transfert pulmonaire des gazs respiratoires et du dioxyde de carbone :
TLO2 = V. O2 /(PAO2 – PcO2).

TLCO = V.CO / (PACO – PcCO)

Nous ne savons pas calculer PcO2, c’est la raison pour laquelle nous calculons avec CO.
Dans les capillaires, il n’y a plus de CO car l’hémoglobine a 250 fois plus d’affinité pour le CO que pour l’oxygène.

B.    Déterminants du transfert pulmonaire :
Nous avons environ 300 millions d’alvéoles ; les surfaces d’échanges sont entre 60 et 80 m². Plus la surface de contact entre le gaz et le sang est grande, et meilleure est la diffusion. Ce qui limite la diffusion sont les parois, *le plasma et la paroi de l’hématie. Il y a ensuite la cinétique de l’hémoglobine avec l’oxygène.

1.    Les facteurs de variations du transfert pulmonaire à l’exercice à court terme et à long terme :
Nous utilisons davantage de vaisseaux, bronchioles, alvéoles et capillaires pulmonaires. Nous augmentons de ce fait le transfert d’oxygène. Nous pouvons passer de 30 à 90 au niveau de la perfusion.
Le principal facteur de variation à court terme est donc la puissance. Ensuite, c’est l’entraînement.
Les sportifs en endurance ont des transferts plus élevés que les sédentaires.

L’âge est un troisième facteur de variations. Chaque année, du fait de l’âge, nous perdons un peu de transfert.

C.    Mécanisme de l’accroissement du transfert à l’exercice :
Distribution de la perfusion, distribution régionale de la ventilation.
La distribution devient plus homogène quand nous faisons de l’exercice.

1.    Gaz alvéolaire et gaz du sang :
PAO2 = 100 tors chez un adulte.
PaO2 = 90 tors chez un adulte.

2.    Transport de l’oxygène par le sang :
La PAO2 reste stable même suite au vieillissement. La PaO2 diminue suite au vieillissement. Un écart se creuse entre les deux sortes de pressions.

3.    Transport de l’oxygène dans le sang :
Le sang veineux mélé se trouve à la sortie du ventricule droit.    

4.    Autres mdifications sanguines :
Dès que l’on fait un exercice intense, il se produit une fuite de fluide à la sortie des vaisseaux. Cette fuite de fluide peut avoir 15 % du volume plasmatique. Ces modifications sont brèves et se corrigent vite.

Il y a une modification à long terme importante : il s’agit de l’entraînement à l’endurance ; cet entraînement induit une hypervolémie chronique. Si l’entraînement à l’endurance augmente le volume plasmatique, va entraîner une baisse de l’hématocrite. Ils ont une concentration en hémoglobine qui est elle-même plus basse.

L’entraînement en endurance stimule l’érythropoïèse. La charge en hémoglobine reste aussi beaucoup plus importante.

Le rôle de l’érythropoïétine stimule la moelle osseuse, augmente la production de globules rouges  augmente la charge du sang artériel (elle augmente donc la viscoélasticité du sang).

V.    L’é quilibre acido-basique à l’exercice :

Il est modifié par l’exercice. Au repos, le pH artériel est de 7,40.
En dépassant le seuil aérobie, il y a libération d’acide lactique. Les bicarbonates chutent et il y a une baisse du pH artériel. Le pH baisse jusqu’à 7,20.

Une fois le pH baissé, nous avons des chémo-récepteurs à la sortie de la crosse de l’aorte. Le sang va perfuser l’encéphale. Nous avons d’autres récepteurs centraux. Ces chémorécepteurs détectent la concentration des H+ dans le sang artériels.

Le sang ventilatoire répond par une hyper ventilation pour se débarrasser de l’acidose métabolique. On dit qu’il y a alcalose ventialtoire de compensation. HCO3- est un très bon tampon.

A.    Les facteurs de variations :
Le principal facteur de variation à court terme est la puissance.
La durée de l’exercice est un deuxième facteur, le pH baisse très vite. Un travail aérobie de quelques minutes suffit de faire descendre le pH de 7,4 à 6,4. Les modalités de l’exercice sont un troisième facteurs, il s’agit des exercices à intervalle au cours desquels nous avons trouvé les pH les plus bas (jusqu’à 6,8). Les masses musculaires sont importantes ainsi que l’entraînement qui est un facteur de variations à long terme.
Il faut reculer le seuil aérobie vers des seuils plus élevés. Pour une même puissance sub maximale, nous développons une moindre acidose métabolique. Les facteurs environnants au sujet de l’altitude et de la quantité d’oxygène disponible.


VI.    La ventilation alvéolaire à l’exercice :

VT = VA + VD
VT . f = VA . f +VD . f
V. E  = VA + f . VD

Efficacité vventilatoire = V. A / V.E = 0, 83.
L’efficacité de la ventilation augmente du passage du repos à l’exercice.

A.    Les facteurs limitatifs des performances :

Il existe des limitations subjectives, fonctionnelles, génétiques,  diététiques et nutritionnelles.

1.    Les limitations subjectives :
Ce peut être la dyspnée, la fatigue ou la douleur.

La dyspnée est une ventilation difficile. Il existe un seuil de la dyspnée chez chacun d’entre nous. L’endurance fait retarder son seuil.
La fatigue physique en réponse à un exercice est une sensation pénible engendrée par un exercice intense et long. Il y a diminution de la capacité de travail mais ceci est réversible. La fatigue est localisé au groupe musculaire qui travaille puis à l’ensemble d la musculaire striée. Il y a alors moins d’ATP et accumulation d’acide lactique. Il faut donc laver le muscle et reconstituer les réserves énergétiques. Le douleur intéresse les groupes musculaires sur sollicités. Il peut survenir des crampes ou un œdèmes ou des crampes qui sont générées par les muscles ventilatoires.

2.    Les limitations fonctionnelles :
Nous sommes limités par le débit cardiaque, par le VO2, la fréquence cardiaque, la ventilation, le quotient respiratoire.

3.    Les limitations génétiques :
La VO2 augmente dans les même proportions chez les jumeaux homozygotes. D’autre part, d’autres caractéristiques sont définies génétiquement ;


B.    L’influence du régime alimentaire :

Les régimes alimentaires pauvres en glucides lents ont un effet néfaste sur la performance physique. Les performances en endurance sont liées la concentration en glycogène musculaire. Il faut alors un régime riche en glucides lents. Il faut aussi que le repas qui précède l’épreuve soit riche en graisses. L’endurance demande des acides gras libres. Cela permet de tenir plus longtemps car nous économisons le glycogène musculaire. Nous retardons alors l’apparition de la fatigue.

C.    Les effets circulatoires et respiratoires de l’entrainement à long terme :

L’entraînement en endurance adopte trois facteurs majeurs :
-    Le contenu en myoglobine dans le muscle.
-    L’oxydation du glycogène avec production d’ATP grâce à l’accroissement du volume mitochondrial.
-    L’oxydation des lipides. Cela permet d’économiser du glycogène musculaire et hépatique et à retarder la consommation en glycogène.

L’anaérobiose est aussi favorisée par l’endurance qui favorise les trois filières énergétiques ; un entraînement en endurance améliore surtout la filière lactique.

Les effets de l’entraînement au repos, à l’exercice maximal et à l’exercice sub maximal sont à distinguer. L’entraînement induit des modifications qui peuvent être observables au repos. Ce sont les plus lentes à provoquer cependant. Les entraînements en résistance donnent des parois plus épaisses. Le volume d’éjection systolique est plus important chez les entraînés. 

Les modifications observables à l’exercice sub maximal sont plus faciles à observer. On observe que le seuil anaérobie s’élève. Pour une même charge sub maximale, la lactatémie diminue par rapport au moment où le sujet était sédentaire. La consommation en glycogène est réduite car les triglycérides sont mieux consommés. Le volume d’éjection systolique est plus important. Ceci permet une moindre augmentation du débit d’oxygène. La ventilation est moins augmentée pour une même charge.

L’entraînement à l’endurance a d’autres effets à l’exercice d’intensité maximale : VO2max  est augmenté. La lactatémie maximale est plus élevée. Le volume d’éjection systolique est plus important. La fréquence cardiaque est diminuée. Le débit cardiaque maximal est plus élevé. La différence artério-veineuse est augmentée. Le débit de perfusion par unité de poids actif au niveau des muscles est inchangé. Le débit de perfusion de l’ensemble de la musculature augmente.

D.    Les facteurs qui influence les effets circulatoires de l’entrainement :

Il s’agit de l’intensité de l’entraînement et de la durée cumulée des entraînements de la semaine.  Il faut considérer la durée affective l’entraînement.

Il faut considérer le nombre de fois par semaine d’entraînement.
Le volume de l’entraînement est le nombre d’entraînement multiplié par l’intensité de l’entraînement multiplié par la durée effective d l’entraînement.

VII.    Les conséquences du désentrainement et les effets du réentrainement :

Les effets circulatoires et respiratoires disparaissent vite. Il suffit d’être alité pendant une semaine pour perdre 6 ou 7 % de la VO2max. Cela diminue la charge en hémoglobine. Le volume plasmatique baisse en deux jours. La fréquence cardiaque maximale s’élève de 5 % en 10 jours de dés entraînement. Le gain est totalement perdu en sept semaines de non-activité. Les bénéfices de l’entraînement ne durent que si l’entraînement continue.

 
 
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