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SANTE PUBLIQUE - LES ACCIDENTS

A. Introduction :
Les accidents entraînent souvent des handicaps graves et des décès. Ils ont des conséquences médicales, sociales et économiques, ils constituent une priorité de santé publique. Après les maladies cardio-vasculaires et les tumeurs, ils sont au 3ème rang des causes de mortalités.

Chaque année en France, il y a 130 000 accidents corporels, ils sont à l’origine de plus de 8 000 morts. Il y a également 170 000 blessures responsables de 36 000 handicaps définitifs et de 30 000 000 de journées de travail perdues.

Les circonstances sont diverses, les plus nombreux en nombre sont les accidents domestiques, à l’école, le sport que ‘l’on regroupe sous accidents de la vie courante, ensuite les accidents de la route et les accidents de travail.

B. Les accidents de la circulation :

Ils sont graves par le nombre important de décès par les handicaps définitifs qu’ils entraînent très souvent.
Dans le monde on comptabilise 500 000 tués / an et 10 000 000 de blessés dont 300 000 seront handicapés à vie à plus de 50 %.
Cela représente 1 tué toute les minutes et 1 blessé toutes les 3 secondes.

Dans les pays les plus industrialisés et les plus motorisés, les bilans s’améliorent, en 20 ans en Europe, on est passé de 70 000 à 40 000 tués / an. Alors qu’en même temps la circulation motorisé à doublée, à l’opposé les pays qui sont en cours de motorisé, les bilans s’alourdissent.

La France occupe la 10ème place sur les 15 pays de l’union (tué rapporté à la population) 8ème place (tué par rapport au parc automobile).

1. La fréquence :
Depuis 20 ans, on observe une nette baisse des accidents corporels, diminution de moitié.
En 1977 : on comptabilise 260 000 accidents corporels
En 1997 : il n’y en a plus que 125 000.
2. La mortalité :
Elle a diminué de 40 % en 20 ans.
En 1977 : on enregistre 13 500 tués.
En 1997 : 8 500 tués.
Cela représente 1 tué toutes les minutes.
Tués selon le mode de locomotion :
63 % de tués avec une voiture de tourisme
20 % avec un deux roues
12 % de piétons
5 % avec les poids lourds, utilitaires.

3. La morbidité :
Il y a 2 indicateurs :

a) Les blessés graves :
Ce sont les blessés dont l’état de santé nécessité plus de 6 jours d’hospitalisation.
b) Les blessés legers :
Ce sont les blessés dont l’état a nécessité de 0 à 6 jours d’hospitalisation.

Cette mortalité a diminuée en 20 ans, elle a baissé de 50 %
En 1977 : 360 000 blessés
EN 1997 : 170 000 blessés
Cela représente 1 blessé toutes les 3 minutes.

Blessés selon le mode de locomotion :
59 % avec une voiture,
26 % l’on était sur un deux roues,
12 % pour les piétons,
3 % avec les poids lourds et utilitaires

4. Les coûts sociaux économiques
En 1985, le coût était évalué à 48 milliards.

5. Les facteurs de risques :
a) L’usager :
Les conducteurs eux-mêmes sont responsables de 91 % des accidents,
l’âge : (chez les jeunes 1ère cause de mortalité, pendant les 2 ans qui suivent l’obtention du permis sont 3 fois plus nombreux), le risque est aussi grand chez les personnes âgées,
le sexe : la surmortalité masculine est caractéristique chez les jeunes (entre 15 et 24 ans 4 garçons meurent pour 1 filles).
l’état du conducteur :
La mauvaise condition physique
la fatigue elle empêche l’adaptation des obstacles, arrêt 10 minutes toutes les 2 heures et 30 minutes toutes les 4 heures.
Les troubles de la vue : acuité et champ visuel,
L’altération de la vigilance : source de distraction, le portable, le tabac,
La prise de médicaments sédatifs.

b) Le comportement du conducteur :
Dans 95 % des accidents mortels ou graves, il y a un ou plusieurs problèmes de comportement. Dans 3 cas sur 4 il s’agit de la modification de la vigilance (l’alcool, drogue), l’absence de port de ceinture ou de casque ou la vitesse excessive.
La consommation excessive d’alcool : le taux est excessif dans 40 % des accidents mortels, et dans 20 % des accidents corporels non mortels. L’alcool perturbe le comportement, accroît les risques de somnolence et potentialise les effets de médicaments.
Les risques d’accidents sont multipliés par :
2 quand l’alcoolémie est entre 0,5 et 0,7 g / l,
10 entre 0,8 et 1,2 g /l,
35 entre 1,2 et 2 g / l,
80 au delà de 2 g / l,
L’absence de port de ceinture de sécurité : depuis 1991, le port de la ceinture est obligatoire pour tous les occupants d’une voiture, de plus pour les enfants de moins de 10 ans, ils doivent être dans un siège homologué ou rehausseur. En cas d’absence de ceinture, le risque est multiplié par 3.
L’absence de port de casque : le risque est multiplié par 3.
La vitesse excessive ou inappropriée : elle provoque 50 % des accidents graves ou mortels, la fréquence des blessures graves est multipliée par 3, lorsque la vitesse est supérieure à 80 km / h.

c) Les modes de locomotion :
(1) Les piétons :
Chaque année on a 1 000 piétons décèdent, et 4 600 blessés graves surtout les moins de 15 ans et les plus de 65 ans.
(2) Les 2 roues :
Chaque année on a plus de 1 600 tués, on a surtout les 15 – 24 ans (45 %) et les moins de 45 ans.
Près de 11 000 blessés graves.
(3) Les véhicules de tourismes :
Représente 67 % des tués et 54 % des blessés graves, chaque année on a 5 400 tués et 19 000 blessés graves.

d) L’état des véhicules :
C’est la cause de 7 % des accidents.

e) L’état des routes :
66 % pour les campagnes,
34 % dans la ville,

f) Les périodes :
Les fins de semaines et les mois de juin à septembre.
Fin de semaine : 35 % des morts on lieu le week-end,

6. La prévention :
a) La prévention primaire :
Son objectif est de diminuer le nombre d’accidents de la route ou du moins de réduire la gravité des accidents.
(1) L’usager :
L’information : elle est destinée à apprendre la route et la rue au piéton.
La réglementation : ce sont les différentes mesures qui concernent l’usager, et le non respect entraîne des sanctions.
(2) Le véhicule :
Mesure technique, contrôle technique pour tous les véhicules de plus de 4 ans et ensuite 2 ans.
(3) Les routes.

b) La prévention secondaire :
(1) Les soins :
Structure rapide, SAMU.
(2) Les sanctions :
Retrait du permis de conduire, amende,
(3) L’information :
Campagne d’information.

c) La prévention tertiaire :
Réadaptation des séquelles physiques et neurologiques.

C. Les accidents domestiques :

1. Généralité :
Ces accidents peuvent survenir au domicile, à l’école, lors de loisir ou de sport. Il constituent une cause importante de morbidité, d’handicaps et de mortalité.
Chez les enfants, c’est la 1ère cause de mortalité.

Crainte des Français :
67 % accidents de la circulation,
57 % les cancers,
41 %, les maladies cardiaques,
29 % SIDA,
21 %, les accidents du travail,
19 % accidents domestiques,

2. Mortalité :
Chaque année en moyenne, les accidents de la vie courante entraînent 18 000.
intoxication,
chute accidentelles,
noyade,
choc,
feu,
instrument tranchant,
courant,
Les chutes accidentelles entraînent à elles seule plus de décès que les accidents de la route.
En 1995 : 9 800 décès par les chutes et 8 100 décès pour la route.
Décroissante lente des accidents de la vie courante, en 15 ans elle a baissé de 20 %.

3. Morbidité :
a) La fréquence :
On estime à 8 500 000 le nombre d’accidents de la vie courante non mortel, ce sont ceux qui ont donné lieu à un secours à la pharmacie ou médecin. La moitié de ces accidents se produit au domicile ou proche, l’autre moitié durant les loisirs ou activité scolaire.

b) Les facteurs de risques :
l’âge : ce sont surtout les petits enfants et les personnes âgées, avant 5 ans (à l’intérieur de la maison), les chutes sont les plus fréquentes, les brûlures sont les plus graves, à l’adolescence (accidents scolaire ou loisir), pour les personnes âgées (chute responsable de fracture 1 fois sur 4).
Causes médicales : baisse de tension, troubles neurologiques ou sensoriels, effet de l’association de médicaments ?
L’habitat (sol glissant, tapis, escalier sombre),
Sexe : les garçons ont plus d’accidents que les filles,

c) Lieu de survenu :
(1) Au domicile :
la cuisine : brûlure et intoxication,
salle de bain : brûlure, intoxication, chute, noyade,
escalier : chute,

(2) La voie publique :
transport public,
sport et loisir,

d) Le mécanisme accidentel :
(1) Les chutes :
70 % des accidents chez les – 1 an et 57 % chez les vieux,
Intoxication,
Brûlure : liquide chaud, chez les adultes par flamme,

e) Conséquence des accidents :
(1) Le recours au soin :
consultation, conseil,
Recours au soin hospitalier, ou hospitalisation.
20 % reste bénin, 3 sur 5 sont peu grave (consultation), 1 sur 8 sont graves entraînant une rupture d’activité.
(2) Conséquence sociale :
Arrêt de travail, scolaire,
(3) Séquelles :
Dans 43 % des séquelles sont du à des accidents de la vie courante,
(4) Le coût :
Coût d’hospitalisation entre 10 et 15 milliards par an.

f) La prévention :
(1) Prévention primaire :
Education pour la santé, elle est capitale au près des enfants,
Les moyens techniques, emballage,
(2) Prévention secondaire :
Facilitation le recours au soin, détecter les signes inhabituels chez l’enfant.

D. Les accidents du travail :

Ils sont à l’origine de conséquence humaine et socio-économique grave.
Ils sont recensé au delà de 2 jours d’interruption :

1. Mortalité et morbidité :
En 91 : 840 000 accidents avec arrêt, parmi ces accidents 75 000 avec incapacité permanente et 1 200 ont entraîné un décès.
En 96 : 703 000 accidents avec arrêt, dont 54 000 avec incapacité permanente et 900 décès.

2. Facteurs d’influence :
a) Type de tâche :
chute de hauteur ou de plain pied, deux fois plus fréquent chez les agriculteurs,
manipulation d’objet ou transport de charge :
b) L’âge :
Chez les moins de 30 ans la fréquence des accidents est supérieure à la moyenne.
La gravité de l’accident augmente régulièrement avec l’âge.
c) La qualification professionnelle :
Souvent ce sont des ouvriers non qualifiés.
d) La nationalité :
A secteur professionnel égal, le risque des travailleurs étrangers en gravité et en fréquence est supérieur à celui des travailleurs Français.
e) L’organisation du travail :
Manque de formation des salariés ou le manque de coordination pour la même tache.
f) La situation de l’emploi :
Augmentation des accidents par la croissance des emplois précaires.
g) Le secteur d’activité :
Agriculture, le bâtiment et les travaux publics, l’industrie du bois, les transports, la manutention.

3. Le coût :
En 1992 : 30 millions de journée de travail perdu par incapacité de travail temporaire et 7 000 000 de journées à cause des accidents de trajet.
Cela représente 34 milliards de francs.

4. La prévention et lutte contre les accidents :
Il faut intégrer la prévention dans la machine ou les appareils dans la conception, il faut aussi intégrer la prévention dans la mentalité.

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